Skip to content
Radio Logo
PodcastsRevue de presse Afrique

Revue de presse Afrique

Revue de presse Afrique
Latest episode

24 episodes

  • Revue de presse Afrique

    À la Une: la grève générale au Sénégal

    2026/10/22
    Le Sénégal a entamé mercredi 21 octobre trois journées de mobilisation sociale à l’appel du Front syndical pour la défense des travailleurs (FSDT). « Ce mouvement, relève le site Xalima, intervient dans un climat de tensions autour du pouvoir d’achat, de l’emploi, de la protection sociale et du respect des engagements pris par l’État. Plusieurs organisations syndicales se sont jointes au mouvement, notamment dans les secteurs de l’enseignement, de la santé, de la justice et des transports. »
    D’après le FSDT, rapporte Dakar Actu, « la première journée de grève a été massivement suivie, à 90 % sur l’ensemble du territoire national. Le FSDT qui dénonce des réquisitions illégales des autorités des régions ; des intimidations et des menaces de certaines directions ainsi que des tentatives de division entre syndicats. Enfin le Front syndical appelle l’ensemble des travailleurs à “se mobiliser davantage“ pour la poursuite de la grève aujourd’hui et demain. Il conclut son message par ces mots : “la lutte continue !“ »
    Certains journaux tempèrent ce bel enthousiasme : « grève générale, impact variable », nuance Walf Quotidien. « Un mouvement en demi-teinte », relève Le Soleil.
    En tout cas, constate Le Quotidien, « hôpitaux au ralenti, démarches administratives bloquées et tensions sur le réseau énergétique : la répétition des débrayages généraux plonge le Sénégal dans une crise d’une gravité inédite. Entre perte de productivité, recul des recettes fiscales et menace sur le climat des affaires, cette nouvelle vague de contestations met à rude épreuve la résilience de l’économie. »
    Le bras de fer Faye-Sonko
    Ce mouvement social intervient dans un contexte tendu entre le gouvernement et les parlementaires à propos du budget. « Le groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes, rapporte Seneplus, indique que, “malgré quelques compromis notés“, un “consensus global et solide“ n’a pas pu être trouvé avec le gouvernement sur le projet de loi de finances rectificative. À la demande du gouvernement, les parlementaires ont décidé de se retrouver ce jeudi pour poursuivre les travaux de la commission. » 
    Et le désaccord est profond entre l’exécutif dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye et le Pastef de son ancien Premier ministre Ousmane Sonko. Walf Quotidien explique : « Ce n’est pas seulement une éventuelle hausse des prix des denrées alimentaires sous les diktats du FMI qui pousse le parti d’Ousmane Sonko à menacer de ne pas voter le projet de loi de finances rectificative. Le coordonnateur national des cadres de Pastef, Amadou Babo Ba, affirme que ce projet révèle une “dégradation préoccupante“ des finances publiques du Sénégal. Mais le plus inquiétant encore, selon lui, ce sont 555 milliards de francs CFA de crédits d’investissement qui sont réduits, alors que les besoins en infrastructures, en santé, en éducation et en emploi restent considérables. »
    Tendre la main aux syndicats ?
    Pour Le Pays au Burkina, « Bassirou Diomaye Faye a tout intérêt à circonscrire l’incendie au risque de le voir prendre des proportions insoupçonnées. Pour ce faire, il faudra, plutôt que de se contenter de bander les muscles, tendre la main aux syndicats afin que soient trouvées des solutions durables à leurs revendications. Surtout que ces derniers accusent le duo Faye-Sonko de n’avoir pas tenu sa promesse alors même qu’il avait promis le ciel et la terre à ses compatriotes. Aujourd’hui, le constat est tout autre, pointe le quotidien ouagalais. Car, non seulement Faye et Sonko ne parlent plus le même langage au point qu’ils ne veulent plus se voir en peinture, pire, les conditions de vie et de travail des Sénégalais se sont fortement détériorées (…). »
    La rupture n’est pas celle à laquelle s’attendaient les Sénégalais
    Enfin, le site d’information Senego s’agace de ce bras de fer : « Lundi, les obligations du Sénégal ont plongé à New York, leur pire chute depuis début septembre. La raison est simple : Ousmane Sonko menace de bloquer le budget de Bassirou Diomaye Faye. Quand les deux hommes qui dirigent le pays ne se parlent plus que par menaces, les investisseurs font leurs valises. Ils nous avaient promis la rupture. Ils l’ont eue, s’exclame Senego, entre eux d’abord, puis avec ceux qui nous prêtent de l’argent. Résultat : un programme du FMI toujours en attente, une dette qui étouffe, des notes dégradées, une croissance tombée à 2,2 %. Le pays prend l’eau, et eux se disputent la barre. Mais qui paie au final ? Pas eux, s’insurge encore le site sénégalais. Ce sont les mamans qui comptent chaque franc au marché, les jeunes diplômés qui attendent un emploi, les malades qui attendent un lit. Chaque pourcentage d’intérêts en plus, c’est de l’hôpital et de l’école en moins. »
  • Revue de presse Afrique

    À la Une: la crise de l’énergie profite à certains et pas à d’autres

    2026/10/21
    « L’Algérie s’impose de plus en plus comme un acteur clé sur la carte énergétique mondiale ». Constat établi par le site TSA, Tout sur l’Algérie. En effet, les exportations de pétrole et de gaz algériens ne se sont jamais aussi bien portées. Avec un client qui demande encore et encore : la France.
    Alors qu’Emmanuel Macron est en tournée dans les pays du Golfe afin notamment d’accroître les importations de diesel, la France frappe aussi à la porte de l’Algérie. « Paris souhaite sécuriser ses approvisionnements auprès de sources alternatives, rapporte TSA, dans un contexte mondial tendu et alors que le pays fait face à des manifestations contre la vie chère ».
    Pour le pétrole, pas de problème, pointe le site Algérie 360 :  l’Algérie est actuellement en mesure d’augmenter ses livraisons de pétrole à la France. (…) Sur le front du brut et des produits raffinés, la demande française s’appuie sur une relation commerciale déjà dense. En avril dernier, la France s’est hissée au premier rang des acheteurs de pétrole algérien. Devant la Corée du Sud, l’Espagne, les États-Unis et l’Italie ».
    Le pétrole oui, mais le gaz…
    En revanche, poursuit Algérie 360, c’est plus délicat pour le GNL, le gaz naturel liquéfié : « si l’Algérie dispose des marges nécessaires pour augmenter ses livraisons de brut, la Sonatrach fait face à des contraintes légales d’un autre ordre sur le GNL. L’écrasante majorité de ses capacités de production de gaz est en effet déjà engagée dans des contrats de long terme fermes. Avec des calendriers de livraison rigides qui ne permettent pas de rediriger subitement des cargaisons. Ni de débloquer d’importants volumes sans négociations commerciales et ajustements logistiques préalables ».
    En fait, précise Afrik.com, « le facteur déterminant reste la demande nationale algérienne. Le gaz assure 99 % de la production d’électricité du pays, et les pics de consommation de juillet et d’août ont absorbé toute hausse de la production ».
    Test diplomatique…
    En tout cas, le fait que la France sollicite l’Algérie pour une fourniture énergétique accrue est un test pour le dégel des relations entre les deux pays.
    « La crise s’était ouverte en juillet 2024, rappelle Afrik.com, quand Emmanuel Macron avait inscrit le présent et l’avenir du Sahara occidental dans le cadre de la souveraineté marocaine. Elle avait culminé en avril 2025 avec l’expulsion réciproque d’une douzaine d’agents diplomatiques et consulaires et le rappel de l’ambassadeur Stéphane Romatet. Le dégel amorcé en février dernier avait ramené le diplomate à Alger en mai dernier. Deux ans après le début de la brouille, Paris se retrouve donc en position de demandeur ».
    Toutefois, relève encore le site panafricain, « aucun accord entre Alger et Paris n’a encore été annoncé à ce stade ».
    Le Niger en manque de carburant
    Le carburant toujours… En raison de la crise énergétique, de plus en plus de pays du continent connaissent des pénuries ou des restrictions. C’est le cas du Niger. « Depuis quelques jours, constate Actu Niger, la pénurie de carburants, qui affecte depuis des mois plusieurs villes de l’intérieur du pays, a fini par gagner la capitale, Niamey. De longues files d’attente sont visibles le long des artères, autour des stations-service et sur le marché noir, les prix ne font qu’augmenter à une vitesse exponentielle. Malgré les annonces des autorités sur un retour à la normale avec l’arrivée de plusieurs citernes pour ravitailler les stations-service, la situation reste critique en ce début de semaine, affectant les activités socioéconomiques et attisant des grognes circonscrites par endroits ».
    Deux raisons à cette pénurie, précise Jeune Afrique : « le Niger produit du pétrole, mais ne dispose que d’une unité de raffinage aux capacités insuffisantes. L’autre explication, c’est le renchérissement de l’essence traditionnellement complémentaire venue du Nigeria. Une essence de contrebande devenue trop chère, depuis la décision du président Bola Tinubu de mettre fin, en 2023, aux subventions publiques sur le carburant ».
    Pour autant, le site Tamtam info se veut rassurant : « gardons notre calme, restons unis et faisons preuve de résilience. Les pénuries actuelles constituent une difficulté à traiter avec sérieux et responsabilité, mais elles ne doivent pas nous faire oublier notre capacité à surmonter les épreuves. (…) Évitons les achats excessifs, les spéculations et la propagation de rumeurs susceptibles d’aggraver la situation ».
  • Revue de presse Afrique

    À la Une: le prédicateur kenyan Paul Mackenzie reconnu coupable de 191 meurtres

    2026/10/20
    Le Daily Nation à Nairobi nous raconte comment cet ancien vendeur ambulant, puis chauffeur de taxi, en est arrivé à devenir un véritable gourou prédisant la fin du monde, entraînant ses disciples dans une spirale mortifère infernale.
    Une histoire terrifiante racontée également par The Star : il y a trois ans et demi, relate le quotidien kenyan, « plus de 400 corps étaient découverts dans des tombes peu profondes dans la forêt de Shakahola, où Mackenzie avait amené ses disciples venus de tout le pays. Le pasteur avait fondé la secte Good News International Church en 2003. Au cours des 16 années suivantes, poursuit The Star, le mouvement avait gagné en popularité et attiré des milliers de fidèles dans ses différentes branches à travers le Kenya. Son église gérait une chaîne de télévision, Times TV, qui diffusait ses sermons depuis son église de Malindi. Des sermons sur la fin du monde qui incluaient des théories du complot décrivant l’éducation comme "maléfique", les soins de santé comme "contraires à la doctrine" et les cartes d’identité numériques comme "la marque du diable". En 2019, Paul Mackenzie et ses fidèles s’étaient repliés dans la forêt de Shakahola. C’est là, pointe le quotidien kenyan, qu’il avait instauré le jeûne forcé : Mackenzie avait dit à ses disciples que quiconque résistait à l’ordre de jeûner devait être forcé d’aller au paradis à coups de pied et de coups de poing. Les enterrements pratiqués dans la forêt où la secte était implantée étaient appelés "mariages". Ceux qui mouraient "étaient célébrés comme ayant épousé Jésus" ».
    Pourquoi n’a-t-il pas été arrêté plus tôt ?
    « Ce jeûne était imposé par étapes et commençait par les enfants, précise Afrik.com. Des proches de victimes ont décrit un plan en trois temps : les enfants d’abord, puis les femmes et les jeunes hommes, et enfin les hommes restants. Mackenzie assurait qu’il partirait le dernier. (…) Des enfants ont été ainsi isolés et privés de nourriture, parfois sous les yeux de leurs parents, tandis que des gardes surveillaient les déplacements et empêchaient les fidèles de s’enfuir ou de chercher des soins ».
    Hier, donc, rapporte Afrik.com, « trois ans et demi après la découverte des premiers corps dans la forêt de Shakahola, la justice kényane a rendu un verdict très attendu : Paul Mackenzie, fondateur de la Good News International Church, et 28 coaccusés, ont été reconnus coupables du meurtre de 190 enfants et d’un adulte. La justice kényane a rejeté l’argument de la défense selon lequel les victimes auraient jeûné de leur plein gré ».
    Et le site panafricain de s’interroger : « pourquoi les autorités n’ont-elles pas arrêté Mackenzie plus tôt ? Il avait été interpellé à plusieurs reprises dès 2017 pour radicalisation ; en 2019, l’Autorité des communications avait retiré la licence de sa chaîne Times TV, qui diffusait ses sermons ; et en mars 2023, après la mort de deux enfants, privés de nourriture à Shakahola, Mackenzie a été arrêté puis relâché contre une caution. Trois semaines plus tard, la police découvrait les premiers survivants agonisants dans la forêt. (…) Le scandale avait conduit le président William Ruto à présenter des excuses publiques en mai 2023, reconnaissant le laxisme de son gouvernement dans cette affaire ».
    Des vies auraient pu être sauvées…
    « Comment expliquer qu’en dépit de ses prêches basés sur une doctrine apocalyptique l’État kényan ait laissé faire jusqu’à ces hécatombes ? », s’interroge également le quotidien Aujourd’hui à Ouagadougou. « Comment ne pas avoir vu dans ce culte funeste et lucratif, car les biens des défunts revenaient à la secte, un succédané africain du Temple du peuple, dont les fidèles s’étaient suicidés en masse, ou encore de l’Ordre du Temple solaire ? Comment peut-on expliquer que parfois même des ingénieurs, donc des intellectuels à l’esprit cartésien, soient tombés dans ce dogmatisme mortel ? »
    Enfin, note le New York Times, « au Kenya, ce pays profondément chrétien, l’affaire Shakahola a suscité une véritable introspection (…). Des vies auraient pu être sauvées si les avertissements des anciens membres de la secte avaient été pris en compte et si les forces de sécurité locales avaient été plus assidues. Juste avant le procès, la Commission nationale kényane des droits de l’homme, organisation d’État, avait qualifié le bilan des autorités dans cette affaire de "déplorable" ».
  • Revue de presse Afrique

    À la Une: Macky Sall se retire de la course à la tête de l'ONU

    2026/10/19
    L'ancien président sénégalais a retiré sa candidature ce samedi, « au lendemain du sixième vote indicatif au sein du Conseil de Sécurité », rappelle Jeune Afrique. « La veille, poursuit le journal, le candidat sénégalais était apparu d’autant plus fragilisé – avec seulement 5 votes favorables sur 15 voix – qu’il s’est par ailleurs retrouvé sous la menace de trois veto potentiels émanant des membres permanents du Conseil ».
    « Un tour indicatif défavorable, un Conseil de sécurité verrouillé par cinq puissances, un appui de Dakar arrivé sur le tard. Selon Saourou Sène, porte-parole de l'APR, l'ancien président a jugé l'addition trop lourde ». Ce proche de l'ex-chef de l'État, « a livré la lecture de son camp sur cet échec » dans les colonnes de Seneplus.
    Pour lui, « l'explication se trouve d'abord dans l'architecture même de l'institution. Il voit dans le droit de veto des membres permanents le talon d'Achille de l'ONU. Les votes indicatifs suivis tout au long du processus laissaient selon lui présager des difficultés. Le responsable du parti de l'ancien président désigne aussi un obstacle plus domestique. Il rappelle le temps mis par les autorités sénégalaises avant d'accorder leur soutien à la candidature, longtemps réticentes à porter le dossier de l'ancien président ».
    Un soutien tardif de Dakar
    Macky Sall a reçu le soutien du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye au mois de juillet, rappelle Africa News. « Soutenue initialement par le Burundi, la candidature de Macky Sall suscitait des oppositions dans son propre pays. L’ancien chef de l’État (...), est notamment accusé par ses détracteurs d’avoir dissimulé une partie de la dette publique. Des victimes de la répression des manifestations survenues entre 2021 et 2024 s’étaient également opposées à sa candidature ».
    Même constat en Guinée, où le retrait de Macky Sall est vu comme « un moindre mal ». « L’ancien président sénégalais a fini par se rendre à l’évidence : il n’avait aucune chance d’être élu au poste de secrétaire général des Nations unies, estime pour sa part Le Djely, si sa candidature a eu du mal à fédérer, c’est en grande partie à cause de l’image que certains gardent de sa gestion du pouvoir. Il serait excessif d’expliquer son échec par son seul bilan. Mais beaucoup ne lui pardonnent pas d’avoir failli faire basculer le Sénégal : sa tentation d’un troisième mandat, ses manœuvres pour rester au pouvoir au-delà de la limite constitutionnelle, tout cela, certains ne l’ont pas oublié ». « Avec de telles casseroles, juge le Djely, certains n’ont pas jugé qu’il était à l’honneur de l’Afrique de le placer à la tête de l’ONU. Et ils n’ont pas forcément tort ».
    Néanmoins, le média tempère cette décision : « Au fond, Macky Sall pourrait lui-même relativiser son échec. Car, dans le monde actuel, y a-t-il vraiment un honneur à diriger l’ONU ? Pas franchement. L’organisation n’est plus qu’une coquille. Privée du soutien, de l’autorité, de la confiance et des ressources des grandes puissances, elle sonne creux et crie dans le vide. On se demande alors pourquoi certains se battent pour en prendre la tête ».
    Coup d'envoi de la COP 17 sur la biodiversité en Arménie
    Près de 200 pays sont réunis pour relancer les efforts en faveur de la protection du vivant, et l'Algérie compte bien en faire partie, raconte Le Jeune Indépendant. Dans un discours lu en son nom à la COP 17, le président algérien « a détaillé les mesures prises par l’Algérie pour préserver sa richesse faunistique et floristique face aux menaces liées notamment aux activités humaines, à la désertification, aux incendies de forêt et au changement climatique ». Il a notamment évoqué « le Barrage vert, relancé sur presque 5 millions d’hectares, qui vise à freiner l’avancée des sables, à renforcer le couvert végétal et forestier et à générer des retombées économiques pour les populations locales ».
    « Le chef de l’État démontre qu’en matière de préoccupation écologique, l’Algérie est pionnière », estime de son côté l'Expression. Autre prise de parole du dirigeant,  l'appel à « une solidarité internationale renforcée, notamment en faveur des pays en développement ». Un appel déjà lancé par ces pays, souvent les plus durement touchés par le réchauffement climatique, mais qui, selon l'Expression, se heurtent aux « promesses des pays développés, à ce jour, pas encore tenues ».
  • Revue de presse Afrique

    À la Une: la disparition de 700 millions de dollars en RDC

    2026/10/16
    « Où sont passés les 700 millions de dollars annoncés par les donateurs internationaux pour la lutte contre Ebola en République démocratique du Congo ? » La question est à la Une du Journal de Kinshasa, et elle a été posée publiquement mercredi par le Dr Jean Kaseya, le directeur du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC).
    « Cette question met en lumière, estime le journal congolais, les difficultés à établir une traçabilité complète des financements mobilisés pour répondre à cette urgence sanitaire (Ebola). » En effet, comme le souligne Afrik.com, « sur les chiffres communiqués par les donateurs, 962 millions de dollars ont été décaissés au profit des partenaires chargés de mettre en œuvre les interventions. Pourtant, lors d’un exercice de vérification organisé avec les autorités sanitaires congolaises, un peu plus de 200 millions de dollars seulement ont pu être retracés ».
    « Pour autant, ajoute le média panafricain, les montants non retracés ne signifient pas automatiquement que l’argent a été détourné. Des vérifications indépendantes devront établir s’il s’agit de dépenses non déclarées, de retards de justification, de fonds encore disponibles ou d’éventuelles irrégularités ». 
    Deuxième épidémie
    La RDC est confrontée au virus Ebola mais aussi à un autre fléau, le choléra. C’est à la Une d’APA News qui titre : « En RDC, le choléra gagne du terrain ». « Entre le 21 et le 28 septembre 2026, 2932 cas suspects et 86 décès ont été enregistrés », détaille l’Agence de Presse Africaine, qui précise « que les provinces du Sud-Kivu, du Nord-Kivu et du Haut Katanga concentrent près de 60% des cas suspects ».
    Pour Afrik.com « c’est l’autre urgence sanitaire qui progresse à l’ombre d’Ebola (…) avec près de 3 000 cas déclarés en une semaine, le niveau de notification reste six fois supérieur au seuil d’alerte de 599 cas hebdomadaire ». De plus, « les opérations de riposte, remarque Afrik.com, sont confrontées à des obstacles sécuritaires et logistiques. Dans l’est de la RDC, l’insécurité limite l’accès des équipes médicales à certaines localités comme Kibua et Masisi. »
    Surpopulation en prison
    Au Mali, les prisons sont pleines à craquer. C’est ce qu’annonce le Journal du Mali, qui parle d’un « grand embouteillage carcéral ». Publié début octobre, « le rapport du Mécanisme national de prévention de la torture de la Commission nationale des droits de l’homme met en lumière une forte surpopulation dans plusieurs prisons maliennes », explique le journal.
    À titre d’exemple, « à la maison centrale d’arrêt de Bamako, 3956 détenus occupaient fin 2025 un établissement prévu pour 400 places, soit un taux d’occupation de 989 %. » Comment expliquer cette surpopulation ?
    Selon le Journal du Mali, « la pression est largement alimentée par le poids de la détention provisoire (…) au-delà du manque de place, le rapport documente surtout la composition de la population carcérale. À Bamako, sur les 3 956 personnes détenues, seules 496 avaient été condamnées, contre 1548 inculpés et 1912 prévenus ».
    Interrogé par le Journal du Mali, le professeur Boubacar Bocoum, enseignant-chercheur et secrétaire général adjoint de l’Association malienne de droit pénal, explique que « lorsqu’une proportion aussi importante de la population carcérale est constituée de personnes en attente de jugement, la question devient avant tout celle du recours à la détention provisoire, de la durée des procédures et de la capacité de la justice à traiter les dossiers dans un délai raisonnable. »
    « Le problème, ajoute le Journal du Mali, est aussi celui des moyens humains (…) les cabinets d’instruction sont souvent engorgés. Disposer de davantage de places pourrait desserrer une partie de la pression, conclut le journal. Mais (...) le désengorgement se jouera aussi en amont de la prison, dans la manière dont les dossiers seront orientés, instruits et jugés » .
About Revue de presse Afrique
Les commentaires des quotidiens et hebdomadaires africains sur l'actualité du continent. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet. Un regard original, souvent ironique et parfois sans complaisance sur les événements petits et grands qui font l'actualité de l’Afrique.
Podcast website