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  • Choses à Savoir TECH VERTE

    La batterie quantique enfin réalité ?

    2026/04/16 | 2 mins.
    Nos téléphones, nos ordinateurs ou encore nos voitures électriques reposent aujourd’hui sur une même technologie : les batteries lithium-ion. Leur fonctionnement est bien connu. Des ions, des particules chargées, circulent entre deux électrodes à travers un électrolyte, ce qui génère un courant électrique. Mais ce mécanisme a ses limites : plus une batterie est grande, plus elle met du temps à se recharger, notamment à cause des résistances internes et de la chaleur produite. Une nouvelle piste pourrait bouleverser cette logique. Elle s’appelle la batterie quantique. Ici, plus question de chimie classique : on exploite directement les lois de la mécanique quantique, c’est-à-dire les comportements de la matière et de la lumière à l’échelle de l’infiniment petit.

    Des chercheurs australiens du CSIRO, avec les universités RMIT et Melbourne, viennent justement de franchir une étape importante. Pour la première fois, ils ont conçu un prototype capable de réaliser un cycle complet : charge, stockage et décharge d’énergie. Le dispositif repose sur une microcavité, une structure minuscule composée de deux miroirs qui piègent la lumière, contenant des molécules organiques spécifiques. Lorsque la lumière entre dans ce système, elle interagit avec les électrons des molécules, créant des états hybrides, à mi-chemin entre lumière et matière. L’énergie n’est donc plus stockée chimiquement, mais sous forme d’excitation quantique.
    Le phénomène clé s’appelle la « superabsorption ». Contrairement aux batteries classiques où chaque cellule fonctionne indépendamment, ici toutes les molécules agissent comme un seul ensemble. Résultat : plus le système est grand, plus il se recharge vite. Mathématiquement, si l’on multiplie le nombre d’unités, le temps de charge diminue selon une loi proportionnelle à 1 sur racine de N.

    Autre particularité : cette batterie se recharge sans fil, grâce à un faisceau laser. Les chercheurs ont utilisé des impulsions extrêmement brèves, de l’ordre de la femtoseconde, soit un millionième de milliardième de seconde. Mais attention, nous sommes encore loin d’une application concrète. Le prototype ne conserve l’énergie que quelques nanosecondes, et les quantités stockées restent très faibles. En revanche, il fonctionne à température ambiante, ce qui est essentiel pour envisager un usage réel. Pour les scientifiques, cette avancée marque un tournant. La batterie quantique n’est plus une simple théorie. Reste désormais à résoudre un défi majeur : stocker durablement cette énergie… pour, peut-être un jour, recharger une voiture en quelques secondes.
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    Le CO2 bientôt « miné » dans l'atmosphère ?

    2026/04/15 | 2 mins.
    Et si le dioxyde de carbone, souvent considéré comme un déchet climatique, devenait une ressource utile ? C’est l’une des pistes explorées aujourd’hui par la recherche. À Zurich, des scientifiques de l’ETH ont mis au point une méthode innovante pour transformer le CO₂ en méthanol, une molécule clé pour l’industrie chimique. Le méthanol sert notamment de base à la fabrication de plastiques, de carburants ou encore de solvants. L’enjeu est donc important : réussir à produire cette substance à partir de CO₂ permettrait à la fois de réduire les émissions… et de valoriser ce gaz.

    Au cœur de cette avancée, un catalyseur, c’est-à-dire un matériau qui accélère une réaction chimique sans être consommé. Mais ici, sa conception est particulière. Au lieu d’utiliser des particules métalliques classiques, les chercheurs ont isolé des atomes d’indium, dispersés individuellement sur un support d’oxyde d’hafnium. Pourquoi est-ce important ? Parce que chaque atome agit comme un site actif indépendant. Cela permet d’utiliser le métal de manière beaucoup plus efficace, tout en réduisant l’énergie nécessaire pour déclencher la réaction chimique. Concrètement, le CO₂ est combiné à de l’hydrogène pour produire du méthanol, de façon plus rapide et avec moins de pertes. Autre avantage : la précision. Cette architecture permet de mieux contrôler les différentes étapes de la réaction, ce qui limite les sous-produits indésirables et améliore le rendement global.

    Mais l’intérêt principal est environnemental. Si l’hydrogène utilisé est produit à partir d’énergies renouvelable, par exemple via l’électrolyse de l’eau, alors le processus peut devenir quasiment neutre en carbone. Le CO₂, au lieu d’être simplement rejeté dans l’atmosphère, est réutilisé comme matière première. Reste la question de la robustesse. Car pour une application industrielle, ces catalyseurs doivent résister à des conditions extrêmes : températures élevées, pressions importantes. Les chercheurs ont donc conçu un support capable de stabiliser ces atomes d’indium sur le long terme, grâce à des procédés de fabrication spécifiques.
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    La Corée du Sud veut casser les prix de l'IA et sa consommation ?

    2026/04/14 | 2 mins.
    Dans la course mondiale à l’intelligence artificielle, un nouveau critère s’impose : la capacité à faire tourner des modèles à grande échelle… sans exploser la facture énergétique. C’est le constat posé par Sunghyun Park, PDG de la start-up sud-coréenne Rebellions. Et c’est précisément sur ce terrain que l’entreprise entend se positionner.

    Fondée en 2020, Rebellions vient de dévoiler deux solutions destinées aux centres de données, ces infrastructures qui hébergent les serveurs et les modèles d’IA. Le premier, baptisé RebelRack, regroupe 32 accélérateurs, des puces spécialisées dans le calcul, capables d’atteindre 64 pétaFLOPS. Pour donner un ordre de grandeur, un pétaFLOP correspond à un million de milliards d’opérations par seconde. Ces performances s’accompagnent d’une bande passante mémoire très élevée, c’est-à-dire la vitesse à laquelle les données circulent entre la mémoire et le processeur, atteignant plus de 150 téraoctets par seconde. Chaque carte consomme toutefois 600 watts, ce qui reste significatif, mais dans des standards maîtrisables pour les datacenters. L’un des arguments clés de Rebellions, c’est l’intégration. Contrairement à certaines solutions concurrentes, qui nécessitent un refroidissement liquide complexe, le RebelRack fonctionne à air et s’insère dans des baies standard. Un avantage non négligeable pour les entreprises, dont les infrastructures ne sont pas toujours adaptées à des systèmes plus lourds.

    Le second produit, RebelPOD, permet de connecter plusieurs de ces racks entre eux, jusqu’à former de véritables clusters, capables de traiter des charges massives. Sur le plan logiciel, Rebellions mise sur l’open source. Ses systèmes sont compatibles avec des outils largement utilisés dans le secteur, comme PyTorch, une bibliothèque de développement pour l’IA, ou OpenShift, une plateforme de gestion de conteneurs. Côté matériel, les puces reposent sur une architecture dite « chiplet », qui consiste à assembler plusieurs petits composants pour améliorer les performances. Elles utilisent également de la mémoire HBM, une mémoire très rapide, produite notamment par Samsung ou SK Hynix. Avec une levée de fonds récente de 400 millions de dollars, la start-up atteint désormais une valorisation de plus de 2 milliards. Elle prépare une introduction en Bourse, potentiellement dès 2026.
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    Velogreen l'arnaque au vélo électrique insaisissable ?

    2026/04/13 | 2 mins.
    C’est le genre de site qui inspire confiance au premier coup d’œil… mais qui, en réalité, ne livre jamais rien. Velogreen.fr se présente comme une boutique en ligne spécialisée dans les vélos et vélos électriques, avec des marques connues, des prix attractifs et une livraison rapide. En apparence, tout est crédible. En pratique, c’est une arnaque. L’association de consommateurs UFC-Que Choisir tire aujourd’hui la sonnette d’alarme. Car derrière cette façade bien construite, aucune commande n’est honorée. Pire encore, le site s’appuie sur l’usurpation d’identité d’une véritable entreprise française pour paraître légitime.

    L’interface est pourtant soignée : large catalogue, service après-vente visible, tarifs légèrement inférieurs à ceux du marché… rien de trop beau pour être suspect, mais suffisamment alléchant pour convaincre. Et une fois le paiement effectué, plus rien. Plusieurs victimes témoignent : un vélo jamais livré, des e-mails de retard sans suite, ou encore des numéros de suivi fictifs. Ce qui rend l’arnaque particulièrement efficace, c’est son habillage légal. Velogreen affiche une adresse, un numéro de SIRET et même un extrait Kbis, des documents censés prouver l’existence d’une entreprise. Mais ces informations ont été volées à une société bien réelle, Levelographe.fr, spécialisée dans le matériel de vélo.

    Son dirigeant, Richard, en a fait les frais. Alerté tardivement, il a vu arriver chez lui des courriers d’acheteurs mécontents… et même des appels hostiles. Son adresse personnelle avait été utilisée sans son consentement. Malgré des démarches auprès des autorités, de l’hébergeur et des marques concernées, le site reste en ligne. Ce type d’escroquerie, basé sur l’usurpation d’identité d’entreprises existantes, se multiplie sur Internet.

    Pour éviter de tomber dans le piège, quelques réflexes simples peuvent aider. Vérifier le numéro de téléphone, par exemple : ici, il n’était pas attribué. Et se méfier des prix trop bas, qui doivent toujours alerter. Pour les victimes, deux démarches sont possibles : signaler le site sur SignalConso, la plateforme officielle de la Répression des fraudes, et contacter sa banque pour tenter de récupérer les fonds.

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    Une nouvelle Tesla plus petite et moins chère ?

    2026/04/12 | 1 mins.
    C’est une promesse que Tesla traîne depuis plusieurs années : proposer une voiture électrique plus accessible. Un modèle à moins de 30 000 dollars, régulièrement évoqué… mais jamais concrétisé. À tel point que certains y voyaient déjà une simple rumeur, voire un projet abandonné. Et pourtant, selon des informations de l’agence Reuters, ce projet serait bien relancé. Tesla travaillerait actuellement sur un nouveau véhicule, distinct de ses Model 3 et Model Y. Il s’agirait d’un SUV compact, un format très prisé sur le marché automobile.

    Quelques éléments techniques commencent à émerger. Ce futur modèle mesurerait environ 4,28 mètres de long, soit nettement moins qu’un Model Y, qui approche les 4,75 mètres. L’idée serait donc de proposer un véhicule plus compact, potentiellement mieux adapté à un usage urbain ou périurbain. Côté conception, Tesla chercherait à réduire les coûts. Plusieurs pistes sont évoquées. D’abord, un seul moteur électrique, là où les versions actuelles en utilisent souvent deux pour offrir plus de puissance et de motricité. Ensuite, un poids contenu, autour de 1,5 tonne, ce qui reste relativement léger pour un SUV électrique.

    Autre levier : la batterie. Tesla pourrait opter pour une capacité plus réduite. Moins d’autonomie donc, mais un prix plus compétitif. Car dans une voiture électrique, la batterie représente une part importante du coût total. Sur la production, plusieurs scénarios sont envisagés. Selon Reuters, ce modèle pourrait d’abord être fabriqué en Chine, où Tesla dispose déjà d’une importante capacité industrielle. Mais une extension vers l’Europe ou les États-Unis n’est pas exclue. L’objectif semble clair : proposer un véhicule moins cher que la Model 3, aujourd’hui l’un des modèles les plus abordables de la gamme. Reste une question essentielle : Tesla parviendra-t-il à tenir cette promesse cette fois-ci ?
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