PodcastsTechnologyChoses à Savoir TECH VERTE

Choses à Savoir TECH VERTE

Choses à Savoir
Choses à Savoir TECH VERTE
Latest episode

1261 episodes

  • Choses à Savoir TECH VERTE

    Un robot souple qui se décompose sans polluer le sol ?

    2026/05/21 | 2 mins.
    Chaque année, chacun d’entre nous produit près de huit kilos de déchets électroniques. À l’échelle mondiale, cela représente 62 millions de tonnes en 2022. Un volume colossal… et surtout en constante augmentation. Le problème, c’est que cette masse croît cinq fois plus vite que les capacités de recyclage. Résultat : une grande partie de ces déchets finit enfouie ou incinérée, avec des conséquences environnementales bien réelles.

    Recycler ces objets reste un défi technique. Nos appareils sont conçus comme des assemblages complexes : plastiques, métaux, composants électroniques… souvent imbriqués de manière indissociable. Et c’est encore plus vrai pour les robots dits “souples”, de plus en plus utilisés en agriculture ou en médecine. Ces machines combinent des matériaux avancés comme des polymères élastiques, des alliages métalliques et des semi-conducteurs, le tout difficile à séparer en fin de vie.
    Mais une équipe de chercheurs sud-coréens, issue de l’Université nationale de Séoul et de l’Université Sogang, propose une piste radicalement différente : concevoir des robots… entièrement biodégradables. Leur étude, publiée dans la revue Nature Sustainability, présente un robot souple capable de se décomposer sans laisser de trace toxique. Pour y parvenir, les scientifiques ont utilisé un matériau structurel particulier, un polymère biodégradable appelé poly(sébacate de glycérol), ou PGS. Ce type de matériau, que l’on appelle un élastomère, possède des propriétés proches du caoutchouc tout en étant capable de se dégrader naturellement.

    À cela s’ajoutent des composants électroniques eux aussi biodégradables, fabriqués à partir de matériaux comme le magnésium, le molybdène ou encore le silicium, choisis pour leur capacité à se dissoudre progressivement dans l’environnement sans danger. Malgré cette conception inédite, les performances sont au rendez-vous. Le robot peut embarquer des capteurs de température ou d’humidité, produire de la chaleur ou même administrer des médicaments. Et surtout, il reste fonctionnel après un million de cycles d’utilisation, preuve de sa robustesse. Une fois son rôle terminé, il peut être placé dans des conditions de compostage industriel et se décomposer en quelques mois seulement.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir TECH VERTE

    Le Japon bouleverse la puissance des panneaux solaires ?

    2026/05/20 | 2 mins.
    Pourquoi les panneaux solaires actuels ne captent-ils qu’une partie de l’énergie du soleil ? La réponse tient à une limite bien connue des physiciens : limite de Shockley-Queisser. Elle fixe le rendement maximal des cellules photovoltaïques classiques autour de 33 %. En d’autres termes, même dans des conditions idéales, deux tiers de l’énergie solaire sont perdus. Cette inefficacité vient du comportement des photons, ces particules de lumière. Les moins énergétiques, notamment dans l’infrarouge, ne parviennent pas à exciter les électrons. À l’inverse, les photons très énergétiques, comme ceux du spectre bleu, libèrent trop d’énergie, dont une partie est dissipée sous forme de chaleur. Résultat : une conversion limitée.

    Une équipe de chercheurs de l’Université de Kyushu, au Japon, et de l’Université Johannes Gutenberg en Allemagne propose aujourd’hui une piste pour dépasser ce plafond théorique. Leur approche repose sur un phénomène quantique appelé fission de singulet. Le principe est subtil mais prometteur : un photon très énergétique peut être “divisé” en deux excitations plus petites, appelées excitons. Ces excitons sont des états d’énergie capables d’être convertis en courant électrique. Autrement dit, un seul photon peut générer deux unités exploitables au lieu d’une.

    Jusqu’ici, ce mécanisme restait difficile à exploiter. Les excitons ont une durée de vie extrêmement courte et disparaissent avant d’être récupérés. Pour contourner cet obstacle, les chercheurs ont combiné une molécule organique, le tétracène, avec un complexe métallique à base de molybdène. Ce dernier agit comme un “piège” ultra-rapide, capable de capturer ces excitons avant leur disparition. Résultat : les scientifiques parviennent à produire en moyenne 1,3 état énergétique utile par photon absorbé. Une performance qui dépasse symboliquement les 100 %… sans violer les lois de la physique. Il ne s’agit pas de créer plus d’énergie que reçue, mais d’exploiter plus efficacement chaque photon. Cette avancée ouvre des perspectives majeures. Si elle est industrialisée, elle pourrait permettre de concevoir des panneaux solaires nettement plus performants, réduisant les pertes et améliorant la production d’énergie renouvelable.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir TECH VERTE

    Transformer le CO2 en carburant, c’est possible ?!

    2026/05/19 | 2 mins.
    Capter le CO₂ industriel sans eau, ou presque. L’idée peut sembler contre-intuitive, et pourtant, elle est au cœur de la technologie développée par la jeune biotech girondine Syklea. Installée près de Bordeaux, cette entreprise fondée en 2021 s’appuie sur plus de deux décennies de recherche sur les microalgues. Son objectif : transformer le dioxyde de carbone, principal gaz à effet de serre, en ressource exploitable. Une approche qui s’inscrit pleinement dans la logique d’économie circulaire.

    Traditionnellement, les systèmes utilisant des microalgues reposent sur de grands bassins remplis d’eau. Syklea propose une alternative radicale avec sa technologie “No Water Technology”. Ici, les algues ne flottent pas dans l’eau : elles se développent sur un support très fin, avec une quantité minimale de liquide recyclé en circuit quasi fermé. Les gains annoncés sont significatifs : jusqu’à 99 % d’eau en moins, une réduction des coûts énergétiques de 45 à 60 %, et une capacité de capture de CO₂ pouvant atteindre 100 grammes par mètre carré et par jour. Certaines souches, comme Botryococcus braunii, permettent même de produire des lipides transformables en biocarburants.

    Le fonctionnement est relativement simple. Les fumées industrielles sont dirigées vers des panneaux recouverts de microalgues. Sous l’effet de la lumière, ces organismes réalisent la photosynthèse : ils absorbent le CO₂ et le convertissent en biomasse. Cette matière peut ensuite être valorisée, par exemple en carburants, en plastiques ou en produits cosmétiques. L’intérêt environnemental est double. D’un côté, on réduit les émissions de CO₂ à la source. De l’autre, on évite de stocker ce carbone sous terre, une solution controversée, en le réutilisant directement.

    La technologie vise avant tout les industries les plus émettrices : cimenteries, aciéries ou raffineries, des secteurs où les solutions de décarbonation restent limitées. Syklea développe aussi des applications urbaines, avec des dispositifs de purification de l’air pour les bâtiments ou l’espace public. Encore discrète, l’entreprise avance ses pions. Si ses performances se confirment à grande échelle, elle pourrait devenir un acteur clé de la transition écologique industrielle en Europe.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir TECH VERTE

    Objectif 30 GW de puissance de calcul chez OpenAI ?

    2026/05/18 | 2 mins.
    La course à l’intelligence artificielle entre dans une nouvelle dimension. OpenAI annonce vouloir porter sa capacité de calcul à 30 gigawatts d’ici 2030. Pour donner un ordre de grandeur, un gigawatt correspond à la puissance d’un réacteur nucléaire. Autrement dit, l’objectif équivaut à plusieurs dizaines de centrales électriques mobilisées pour faire tourner des systèmes d’IA.

    Aujourd’hui, l’entreprise dispose d’environ 1,9 gigawatt. Elle vise donc une multiplication par seize en cinq ans. Une montée en puissance spectaculaire, portée par le succès de ses services depuis le lancement de ChatGPT et par une demande mondiale en forte croissance. Mais OpenAI n’est pas seule. Amazon et Anthropic ont eux aussi annoncé des investissements massifs, avec plusieurs gigawatts de capacité en préparation. La compétition est désormais industrielle.

    Pour atteindre ces objectifs, il faudra des infrastructures colossales : centres de données, réseaux électriques renforcés, et surtout des composants électroniques très spécialisés. OpenAI travaille notamment sur une puce maison intégrant de la mémoire HBM — une technologie ultra-rapide empilée en couches, essentielle pour traiter d’énormes volumes de données. Problème : cette mémoire est aujourd’hui rare. Les fabricants comme Samsung ou SK Hynix peinent à suivre la demande. Cette tension pourrait avoir des répercussions concrètes : hausse des prix pour les ordinateurs, les smartphones ou les consoles, faute de composants disponibles.

    Mais l’enjeu dépasse l’économie. Il est aussi environnemental. Alimenter 30 gigawatts de calcul implique une consommation énergétique massive, sans parler du refroidissement des serveurs, qui nécessite souvent d’importantes quantités d’eau. Si cette énergie n’est pas décarbonée, l’empreinte carbone de l’IA pourrait fortement augmenter. Le secteur fait donc face à un dilemme : soutenir une innovation technologique majeure, tout en limitant son impact écologique. Certaines entreprises explorent déjà des solutions, comme l’utilisation d’énergies renouvelables ou l’optimisation des algorithmes pour consommer moins.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir TECH VERTE

    Comment les vêtements européens finissent au Chili ?

    2026/05/17 | 2 mins.
    Avec le retour des beaux jours, beaucoup en profitent pour faire du tri et déposer leurs vêtements dans des bornes de collecte. Un geste perçu comme écologique. Pourtant, la réalité de cette filière est parfois bien plus complexe.

    Une partie des vêtements donnés en Europe ou en Amérique du Nord est exportée vers des pays en développement. C’est notamment le cas du Chili, devenu malgré lui l’un des symboles de cette dérive. Selon une enquête de la BBC, une quantité importante de ces textiles finit abandonnée dans le désert d’Atacama, au nord du pays. Chaque année, le Chili importe environ 123 000 tonnes de vêtements usagés. La majorité transite par la zone franche d’Iquique, créée dans les années 1970 pour stimuler l’économie locale. Une partie de ces vêtements est revendue sur des marchés d’occasion, notamment à La Quebradilla, près d’Alto Hospicio.

    Mais tout ne trouve pas preneur. Jusqu’à 39 000 tonnes de textiles invendus seraient ainsi jetées ou brûlées chaque année. En cause : le coût élevé du recyclage ou de la gestion des déchets, qui pousse certains acteurs à s’en débarrasser illégalement. Le phénomène est difficile à contenir. Les autorités locales, malgré des patrouilles et des systèmes de surveillance, peinent à faire face à l’ampleur des dépôts sauvages. Le désert, facilement accessible, devient une zone de déversement quasi incontrôlée.

    Face à cette situation, des initiatives émergent. Un entrepreneur a investi plusieurs millions de dollars dans une usine de recyclage capable de transformer ces vêtements en fibres ou en feutre, utilisés ensuite dans l’industrie, par exemple pour l’isolation ou l’ameublement. L’objectif affiché : traiter jusqu’à 20 tonnes de textiles par jour. Parallèlement, le Chili a adopté en 2025 une loi de “responsabilité élargie des producteurs”. Ce principe impose aux entreprises de prendre en charge la fin de vie de leurs produits. Autrement dit, les marques ne peuvent plus ignorer ce que deviennent leurs vêtements une fois jetés.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
More Technology podcasts
About Choses à Savoir TECH VERTE
Tout ce qu'il faut savoir dans le domaine de la Green Tech. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Podcast website

Listen to Choses à Savoir TECH VERTE, All-In with Chamath, Jason, Sacks & Friedberg and many other podcasts from around the world with the radio.net app

Get the free radio.net app

  • Stations and podcasts to bookmark
  • Stream via Wi-Fi or Bluetooth
  • Supports Carplay & Android Auto
  • Many other app features
Choses à Savoir TECH VERTE: Podcasts in Family