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    La Chine dépasse la NASA sur les fusées réutilisables ?

    2026/2/19 | 2 mins.
    La nouvelle course vers la Lune s’accélère, et la Chine vient de franchir une étape décisive. Alors que les États-Unis préparent leur retour avec la mission Artemis II, Pékin poursuit son propre programme lunaire avec un objectif assumé : envoyer des astronautes chinois — les taïkonautes — sur la Lune d’ici 2030, puis y établir une présence durable.

    Le 11 février, depuis le centre spatial de Wenchang, au sud de la Chine, les ingénieurs ont testé en conditions réelles la capsule Mengzhou, appelée à devenir le véhicule principal des futures missions lunaires. Ce vaisseau était installé au sommet d’une version expérimentale de la fusée lourde Long March 10. L’essai s’est concentré sur un moment critique du vol : la phase dite du « Max-Q ». C’est l’instant où la pression aérodynamique sur la fusée est maximale, autrement dit le moment où les contraintes physiques sont les plus dangereuses. À ce moment précis, la capsule a été volontairement éjectée, afin de tester son système d’évacuation d’urgence. Ce dispositif est conçu pour éloigner l’équipage de la fusée en cas de défaillance grave. Après la séparation, Mengzhou a entamé une descente contrôlée sous parachutes, avant d’amerrir en mer, au large de l’île de Hainan. Une manœuvre réussie, indispensable pour certifier le vaisseau en vue de futures missions habitées.

    À terme, Mengzhou transportera les taïkonautes jusqu’à l’orbite lunaire. Ils y rejoindront un module d’atterrissage chargé de les déposer sur la surface de la Lune, avant de revenir s’arrimer à la capsule pour le voyage retour vers la Terre. Ce vaisseau doit également remplacer progressivement la capsule actuelle, Shenzhou, utilisée pour rejoindre la station spatiale chinoise Tiangong, avec une capacité pouvant atteindre sept astronautes en orbite terrestre.

    Mais ce test ne concernait pas seulement la capsule. Le premier étage de la fusée Long March 10 a lui aussi effectué une démonstration ambitieuse. Après son retour dans l’atmosphère, ce segment — appelé booster — a rallumé ses moteurs pour ralentir sa descente et tenter un amerrissage contrôlé à proximité d’une barge. Cette technique vise à récupérer et réutiliser les lanceurs, une capacité déjà maîtrisée par SpaceX. Selon la China Aerospace and Science Technology Corporation, l’essai a permis de valider des technologies clés : redémarrage des moteurs en altitude, contrôle précis de la trajectoire et résistance aux conditions extrêmes.
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    La montagne, terrain de test pour les innovations climatiques ?

    2026/2/18 | 2 mins.
    Chaque année à Grenoble, un événement tente de répondre à l’une des grandes questions de notre époque : comment innover sans aggraver le climat ? Son nom, Tech&Fest. Pendant plusieurs jours, le centre Alpexpo devient un carrefour où se croisent startups, grands groupes, chercheurs et décideurs, venus présenter leurs technologies et confronter leurs idées. Conférences, démonstrations, ateliers : l’objectif est clair, accélérer l’innovation. Parmi les grands thèmes abordés, l’un attire particulièrement l’attention : la transition énergétique et environnementale, regroupée sous la bannière « tech&planet ».

    Au cœur de ce dispositif, un espace incarne concrètement cette ambition : le Village de la Décarbonation. Son nom peut sembler technique, mais l’idée est simple. La décarbonation consiste à réduire les émissions de dioxyde de carbone, principal gaz responsable du réchauffement climatique. Ce village rassemble donc des entreprises et des projets qui proposent des solutions pour consommer moins d’énergie, mieux gérer les ressources ou réduire l’empreinte environnementale des activités humaines.
    Pour l’édition 2026, le festival met l’accent sur un territoire bien particulier : la montagne, et plus précisément les Alpes. Ces régions sont en première ligne face au changement climatique. La hausse des températures y est plus rapide, les glaciers reculent, la neige se raréfie et les ressources en eau deviennent plus imprévisibles.

    Autrement dit, ces territoires subissent aujourd’hui ce que d’autres régions pourraient connaître demain. Cette réalité fait des Alpes un laboratoire grandeur nature. Les contraintes y sont extrêmes : altitude élevée, climat rigoureux, forte dépendance à l’eau et aux infrastructures fragiles. Dans ce contexte, les innovations ne peuvent pas rester théoriques. Elles doivent fonctionner immédiatement, que ce soit pour améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments, optimiser les transports, sécuriser les ressources en eau ou renforcer la résilience des infrastructures.

    Mais l’ambition de Tech&Fest dépasse largement la montagne. Les solutions présentées ne sont pas seulement conçues pour les territoires alpins. Elles sont envisagées comme des modèles reproductibles ailleurs, en ville comme en zone rurale. En testant ces technologies dans des conditions difficiles, les développeurs peuvent vérifier leur robustesse et leur efficacité.
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    La France continue de commercer avec la Russie pour l'énergie ?

    2026/2/17 | 2 mins.
    La guerre en Ukraine a profondément rebattu les cartes énergétiques mondiales. Pourtant, selon Greenpeace, un secteur clé échappe encore aux sanctions européennes : le nucléaire civil. Dans un communiqué publié mercredi, l’ONG affirme que ni la France ni l’Union européenne n’ont mis fin à leurs relations commerciales avec Rosatom, le géant public russe de l’énergie nucléaire.

    Au cœur du problème : l’uranium enrichi, un combustible indispensable au fonctionnement des centrales nucléaires. Pour produire de l’électricité, l’uranium naturel extrait des mines doit d’abord subir deux étapes techniques. La première, la conversion, transforme le minerai en gaz. La seconde, l’enrichissement, consiste à augmenter la proportion d’uranium fissile, l’isotope capable de soutenir la réaction nucléaire. C’est ce combustible enrichi qui alimente les réacteurs. Selon Greenpeace, la France continue d’importer de l’uranium enrichi russe, sous différentes formes, notamment de l’uranium recyclé ré-enrichi. Ces importations représenteraient environ 18 % du total, d’après une analyse des données des Douanes françaises arrêtées à septembre 2025.

    Par ailleurs, la Russie conserve un rôle indirect mais central dans l’approvisionnement. En 2025, près de la moitié de l’uranium naturel importé par la France provenait du Kazakhstan et de l’Ouzbékistan. Mais, selon l’ONG, une part importante de ces cargaisons transite par le territoire russe, sous le contrôle de Rosatom, avant d’arriver dans les ports européens, notamment Dunkerque ou Rotterdam, puis d’être acheminée vers les installations du groupe français Orano, acteur majeur du cycle du combustible nucléaire.

    Pour Greenpeace, cette situation pose un problème politique autant qu’économique. Pauline Boyer, chargée de campagne au sein de l’organisation, estime que ces échanges contribuent indirectement à soutenir l’économie russe. Elle appelle les autorités françaises et européennes à sanctionner Rosatom, d’autant plus que l’entreprise joue un rôle stratégique dans le secteur nucléaire mondial et a notamment pris le contrôle de la centrale ukrainienne de Zaporijjia depuis le début du conflit.
    Pour l’heure, aucune interdiction européenne n’a été officiellement décidée concernant les importations de combustible nucléaire russe. Ce dossier reste sensible, car la France dépend entièrement de l’étranger pour son uranium. En 2024, le nucléaire a assuré plus de 86 % de la production d’électricité d’EDF, ce qui rend la sécurisation des approvisionnements absolument essentielle. La France dispose bien d’une usine d’enrichissement, située au Tricastin, dans la Drôme, mais elle reste tributaire des importations de matière première.
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    Alerte sur les émissions de CO2 des JO 2026 ?

    2026/2/16 | 2 mins.
    Les Jeux olympiques d’hiver de 2026, prévus à Milan et Cortina d’Ampezzo, pourraient laisser une empreinte bien plus durable que les souvenirs sportifs. Selon un rapport publié par les organisations Scientists for Global Responsibility et New Weather Institute, cet événement mondial devrait générer environ 930 000 tonnes d’équivalent dioxyde de carbone, une unité utilisée pour mesurer l’impact climatique global des émissions de gaz à effet de serre.

    La principale source de pollution identifiée n’est ni la construction ni l’organisation elle-même, mais les déplacements des spectateurs. À eux seuls, ces voyages pourraient représenter environ 410 000 tonnes d’émissions. À titre de comparaison, cela correspond aux émissions annuelles de plusieurs dizaines de milliers de personnes. Les chercheurs estiment que cet impact climatique pourrait, dans les années suivantes, contribuer indirectement à la disparition d’environ 2,3 km² de couverture neigeuse et à la perte de plus de 14 millions de tonnes de glace glaciaire. Des conséquences particulièrement préoccupantes pour des sports qui dépendent précisément de la neige et des glaciers.

    Ce constat intervient dans un contexte déjà fragile pour les stations de montagne. En cinq ans, l’Italie a perdu 265 stations de ski, tandis que la France, qui accueillera les Jeux en 2030, en a vu disparaître plus de 180. La cause principale : le réchauffement climatique, qui réduit progressivement l’enneigement. Le rapport pointe également le rôle des sponsors. Trois partenaires majeurs — le groupe pétrolier Eni, le constructeur automobile Stellantis et la compagnie aérienne ITA Airways — pourraient générer à eux seuls environ 1,3 million de tonnes supplémentaires d’émissions. Ces émissions indirectes, souvent exclues des bilans officiels, correspondent notamment aux activités économiques encouragées par ces partenariats. Leur impact global pourrait entraîner la disparition supplémentaire de 3,2 km² de neige et la perte de plus de 20 millions de tonnes de glace glaciaire. Au total, l’ensemble de l’événement et de ses sponsors pourrait contribuer à la disparition de 5,5 km² de couverture neigeuse.

    Des progrès ont toutefois été réalisés ces dernières années. L’absence de nouvelles infrastructures majeures, l’utilisation d’énergies renouvelables et le recours à des matériaux à faible empreinte carbone ont permis d’éviter plusieurs centaines de milliers de tonnes d’émissions. Les auteurs du rapport appellent désormais à des mesures plus radicales, notamment la fin des partenariats avec les industries fortement émettrices. Selon eux, l’avenir même des Jeux olympiques d’hiver pourrait dépendre de la capacité du mouvement olympique à réduire son propre impact sur le climat.
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    Chine : objectifs anti-pollution atteints… tout en réchauffant la Terre ?

    2026/2/15 | 2 mins.
    En 2013, la Chine a décidé d’en finir avec cette pollution atmosphérique devenue insoutenable, tant pour la santé publique que pour son image internationale. En quelques années, le pays a engagé une transformation massive : installation d’épurateurs dans les centrales à charbon, normes industrielles renforcées et nouvelles règles environnementales. Résultat : la pollution de l’air a été réduite de moitié. Mais cette victoire sanitaire a produit un effet inattendu. En réduisant la pollution, la Chine a aussi fait disparaître une grande partie du dioxyde de soufre présent dans l’atmosphère. Ce gaz, bien connu pour provoquer les pluies acides et contribuer aux brouillards toxiques, joue aussi un rôle climatique paradoxal.

    Pour comprendre ce phénomène, il faut évoquer les aérosols. Ce sont de minuscules particules en suspension dans l’air, souvent issues de la combustion du charbon. Lorsqu’elles se forment à partir du dioxyde de soufre, elles agissent comme un miroir microscopique : elles réfléchissent une partie des rayons du soleil vers l’espace. Ce mécanisme limite temporairement le réchauffement de la surface terrestre. Selon une étude publiée en février 2026 dans la revue scientifique Geophysical Research Letters, la réduction de ces aérosols en Chine aurait contribué à une hausse mesurable des températures mondiales. Les chercheurs estiment que cette baisse du dioxyde de soufre a entraîné une augmentation de la température globale comprise entre 0,06 et 0,07 degré Celsius entre 2007 et 2025. Ce chiffre peut sembler faible, mais il représente environ 12 % du réchauffement total observé sur cette période. Autrement dit, la disparition de ces particules a révélé une partie du réchauffement jusqu’alors masquée. Les scientifiques ont utilisé des modèles climatiques pour analyser l’évolution des émissions en Asie. Pendant que la Chine réduisait sa pollution atmosphérique, d’autres pays comme l’Inde ont continué d’augmenter leurs émissions, illustrant le caractère global et interconnecté du climat.

    Il ne s’agit évidemment pas de regretter la pollution. Les aérosols ne font que masquer temporairement les effets du réchauffement, sans en traiter la cause principale : les gaz à effet de serre. Cette étude rappelle surtout une réalité essentielle : le climat est un système complexe, où certaines améliorations environnementales peuvent révéler des déséquilibres déjà présents. Nettoyer l’air reste indispensable, mais cela rend aussi plus visible l’ampleur réelle du défi climatique.
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