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Reportage international

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    Arménie: préserver la biodiversité du lac Sevan grâce aux barrages

    2026/10/28
    Les États du monde entier se réunissent en Arménie pour une COP17 dédiée à la biodiversité. Objectif : mieux protéger la nature dont nous dépendons et qui nous rend tant de services. Dans le pays hôte, l'Arménie, c'est le sort du lac Sevan qui inquiète. La plus grande réserve d'eau douce du Caucase est en danger alors qu'elle est essentielle pour l'économie et pour des centaines d'espèces d'oiseaux et de poissons, dont certaines sont menacées de disparition. L'État arménien veut restaurer le lac en construisant notamment des réservoirs d'eau en remplacement.
    Au-dessus de la plaine de l'Arrarat, en Arménie, le barrage de Vedi vient d'être terminé. Dès qu'il sera plein après la fonte des neiges, il pourra fournir de l'eau à quelque 5 000 agriculteurs en aval pendant la saison sèche. Sergey Sereda, du Fonds de développement territorial arménien (ATDF), explique : « Pour irriguer avant dans la région, il fallait 11 pompes pour aller chercher l'eau du lac Sevan. Le barrage, c'est une réserve de 29 millions de mètres cubes d'eau qu'on ne prendra plus dans le lac, et le tout avec seulement deux pompes. »
    De quoi alléger un peu la pression sur le lac Sevan, car chaque année, 170 millions de mètres cubes d'eau y sont prélevés rien que pour l'agriculture, soit l'équivalent de 68 000 piscines olympiques. Et ce alors qu'avec le changement climatique, les sécheresses vont augmenter et les besoins en eau aussi.
    Et tout cela sans compter l'impact de la production d'hydroélectricité, la surpêche, le tourisme, et la forte pollution, poursuit Zaven Melikjanyan, chargé du projet à l'Agence française de développement qui a aidé à financer le barrage : « Pendant l'époque soviétique, le niveau de l'eau s'est baissé approximativement à 20 mètres. Aussi, la qualité de l'eau est totalement détruite et c'est une catastrophe pour la biodiversité. Cela concerne majoritairement les poissons endémiques qui se trouvent à Sevan. Et donc, avec ce projet de Vedi, avec d'autres projets de réservoirs, on peut bien sauvegarder l'état de Sevan. » De quoi alléger un peu la pression sur le lac Sevan, pollué et pompé à l'excès depuis presque un siècle.
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    En tout, dix barrages doivent être construits dans le pays. C'est le plus grand projet d'infrastructure depuis l'époque soviétique. Objectifs à terme : réaugmenter le niveau du lac Sevan et restaurer sa biodiversité sans sacrifier l'agriculture et ses 8% de PIB. Dans la plaine, il s'agit aussi d'adapter les pratiques agricoles pour éviter le gaspillage de l'eau.
    « Vous voyez ces arbres ? Ce sont des abricotiers. J'en ferai des abricots secs. Et entre ces plants, je vais planter une vingtaine de pêchers », raconte Ashot Shargoyan, 70 ans. Il fait partie des quelques paysans qui ont reçu une aide pour l'installation d'un système d'irrigation moderne. Au pied de chacun de ses arbres, un tuyau délivre lentement de l'eau au goutte-à-goutte. « Je suis ravi d'avoir ce système d'irrigation goutte à goutte chez moi, que j'utilise pour cultiver des légumes et des arbres fruitiers. On utilise très peu d'eau, ça fait des économies ! Et la qualité du produit est vraiment excellente. Goûtez mes tomates, elles sont aussi douces que des fruits ! », ajoute-t-il.
    Économiser l'eau est d'autant plus important qu'avec le changement climatique, les sécheresses vont se multiplier et s'intensifier.
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    Royaume-Uni: 1,5 million d'écoliers contraints d'étudier dans des écoles délabrées

    2026/10/27
    Au Royaume-Uni, le bâti scolaire a beau avoir bénéficié d'une campagne de remise à neuf sous Tony Blair, Premier ministre de 1997 à 2007, beaucoup d'établissements sont en mauvais état et ont bien du mal à obtenir les fonds pour des travaux. Selon une enquête réalisée par le journal The Guardian, 1,5 million d'écoliers étudient dans des écoles délabrées.
    Un reportage à retrouver dans son intégralité sur le site de RFI dans le podcast Accents d'Europe.
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    En Irlande, des logements sont laissés à l'abandon alors que les loyers explosent

    2026/10/26
    Maisons à l’abandon, appartements inoccupés, lotissements désertés, en Irlande, des milliers de logements restent vides, alors que la crise du logement atteint des niveaux records. Les loyers à Dublin sont devenus les plus chers d’Europe, deux tiers des 18-34 ans vivent encore chez leurs parents et jamais autant de personnes n’ont eu besoin d’un hébergement d’urgence. Alors pourquoi ces milliers de logements vides ne sont-ils pas remis sur le marché, quand tant d'Irlandais peinent à trouver un toit ? Direction Cork, dans le sud du pays, deuxième plus grande ville d’Irlande, où le paradoxe est bien visible.
    Un reportage de notre correspondante à retrouver dans la longueur dans Accents d'Europe.
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    Élections législatives en Israël: le vote des colons israéliens en Cisjordanie occupée

    2026/10/25
    Mardi 27 octobre, des élections législatives se tiendront en Israël. En Cisjordanie occupée, où vivent plus d’un demi-million d’Israéliens installés dans des colonies illégales au regard du droit international, beaucoup se définissent comme « sionistes religieux ». Les partis qui les représentent font partie de la coalition qui a gouverné Israël ces quatre dernières années. 
    Sur les hauteurs de la colonie d’Itamar, Moshe Goldsmith commente le paysage de ce qu’il appelle la Judée-Samarie, le nom biblique de la Cisjordanie occupée. Barbe blanche et kippa des Juifs religieux, l’homme est un partisan revendiqué de la coalition la plus à droite de l’histoire d’Israël.
    « Je pense que ce gouvernement a été extraordinaire, si l’on pense à tous les défis qu’il a dû affronter : le Hezbollah, Gaza, le front intérieur ici en Judée-Samarie et bien sûr l’Iran et encore la Syrie. Mais une fois de plus, comme l’Histoire nous l’enseigne, Israël a retourné la situation à son avantage… », affirme-t-il.
    Moshe votera pour la liste du sionisme religieux, le parti du ministre des Finances, Bezalel Smotrich, qui lui aussi habite une colonie du nord de la Cisjordanie occupée. Yael est l’une de ses voisines. « À une période où tout le monde voulait faire un accord avec le Hamas pour pouvoir récupérer tous les otages, lui il a tenu bon. Il a dit : "Il faut pas faire d'accord avec le Hamas. On arrivera à récupérer les otages. Mais il faut pas lâcher prise, il faut tenir pour l'avenir" », explique-t-elle.
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    La question du service militaire chez les religieux au coeur des débats aussi dans les colonies
    Mais certains débats de la société israélienne résonnent aussi parmi les habitants des colonies. Ces nationalistes religieux sont très représentés dans l’armée et dans ses unités combattantes. Ce n’est pas le cas d’un autre groupe de religieux juifs en Israël, les ultra-orthodoxes, qui dans leur immense majorité ne portent pas l’uniforme. Une injustice, selon Sondra Barras qui vit dans la colonie de Karnei Shomron :
    « Deux de mes fils sont dans des unités combattantes, ils ont porté l’uniforme au moins six mois par an au cours des trois dernières années. Et vous verrez cela partout chez les sionistes-religieux et particulièrement en Judée-Samarie, où nous avons plus de soldats réservistes que partout ailleurs. Et j’ai été très déçue de la façon dont le gouvernement actuel a géré cela. »
    Sondra ne votera donc pas pour l’un des partis de la coalition sortante qui a gouverné ces quatre dernières années en s’appuyant à la fois sur les partis ultra-orthodoxes et sur les partis nationalistes religieux.
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    En Grèce, des jeunes diplômés désormais plus nombreux à rentrer au pays qu'à s'expatrier

    2026/10/24
    Y a-t-il un retour des cerveaux en Grèce ? Pendant les années noires de la crise économique, entre 2009 et 2018, les jeunes Grecs ont émigré en masse dans d’autres pays de l’UE, aux États-Unis et au Canada principalement. Maintenant, ils reviennent petit à petit en Grèce. Un récent rapport de l’OCDE montre que les tendances migratoires se sont inversées depuis 2023 : ils sont désormais plus nombreux à rentrer au pays qu’à s’exiler. Le signe d’une économie plus dynamique, même si ce n’est pas le seul facteur qui entre en jeu pour pousser les jeunes expats à revenir.
    À 31 ans, Dionysis Kourouniotis dirige une entreprise de construction à Athènes. Il y a dix ans, il étudiait au Canada pendant que la crise et le chômage décimaient l’économie grecque. Jamais il n’aurait imaginé revenir vivre dans son pays. En 2020 pourtant, les circonstances l’ont amené à faire un choix radical. « Je voulais être avec ma famille pendant le coronavirus, mais alors, l’économie s’est redressée. C’est l’histoire de beaucoup d’entre nous qui sont rentrés », raconte-t-il.
    Ingénieur chimiste après des études à Vancouver et à Londres, Dionysis correspond au profil de ces jeunes Grecs hautement diplômés qui décident de rentrer au pays et d’y rester pour de bon, parce qu’ils imaginent de nouveau un futur en Grèce. Dans son cas, il a transformé l’entreprise familiale en une affaire florissante. « En cinq ans, le nombre de nos employés a doublé. Le miroir de l’économie, c’est la construction… Quand, il y a une crise, le secteur s’effondre, et quand l’économie reprend, cela se reflète sur la construction », souligne-t-il.
    « Ils ne se projettent pas à l’étranger et veulent avoir une famille ici »
    Mais la crise grecque n’est pas qu’un vieux souvenir : même si l’économie a rebondi, les diplômés grecs gagnent encore entre 35 % et 40 % en moins que leurs pairs européens. Dimitris Panopoulos dirige le programme gouvernemental « Re-brain », en allusion au retour des cerveaux. Il organise des rencontres internationales entre les entreprises grecques à la recherche de talents et des candidats au retour. Pour ces derniers, le facteur économique n’est pas la seule motivation.
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    « Ils disent que quand ils arrivent à l’âge de 30-35 ans, à l’âge de former une famille, c’est un tournant pour eux, ils décident de rentrer parce qu’ils ne se projettent pas à l’étranger et ils veulent avoir une famille ici », rapporte-t-il.
    Dynosisis, le jeune entrepreneur dans la construction, fait le même constat. Il y a six ans, il a participé à la création de Back to Greece, un réseau de jeunes diplômés rentrés au pays. Il affirme que la plupart d’entre eux acceptent des salaires plus bas en Grèce parce qu’ils privilégient des critères plus sentimentaux. « Il y a très peu de Grecs qui ont quitté la Grèce et qui ne veulent pas revenir à un moment ou un autre… », affirme-t-il.
    En 2023, ils étaient plus de 47 000 à rentrer au pays, davantage donc que les 32 000 qui se sont exilés cette année-là. Les jeunes partent encore, mais avec un projet de retour : selon une étude sur la diaspora universitaire grecque citée par le journal Kathimerini, 60 % des Grecs qui étudient à l’étranger prévoient de revenir en Grèce dans les cinq prochaines années.
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